ABUS DE MUSE :
I)
Vêtue de longue robe blanche
Cerclée dun halo de lumière,
Elle passe par ma chaumière
Méclairer de ses yeux pervenche.
Ses yeux, reflet de lunivers,
Sa bouche, corne dabondance,
Sur mon esprit sont providence
Pour dicter ces limpides vers.
Mais quand des mots je massagis,
Cest un vif sursaut dénergie.
Intense flamme de passion.
Au triste son des cornemuses,
Jamorce mon ascension
Vers le paradis, vers ma muse
II)
Ô Polymnie, je ne suis quun indigne Orphée,
Un candide, un simple novice qui espère
Trouver la noblesse et finalement se perd.
Retrouvant le néant au lieu du coryphée.
Je ne suis quune brute, un sauvage irascible
Forban sans tact, brigand sans cur, vil créature,
Qui force ses visions et qui les dénature.
Et pour trois vers, trois fois poignarder lindicible !
Car ma muse naccepte pas quon lui arrache,
Ses bouts de rêve quelle garde avec panache.
Car en ma pensée, deux puissants esprits sescriment,
Naïade et Néréide, démon ou génie
Louant ou blasphémant lApollon des nénies.
Et la couardise me garde au pied des rimes.















Comments
Le rythme musical que tu nous proposes est tres bien, je sens une sorte de musicalite continue et ininterrompue, jusqu'au dernier vers de ta premiere partie. "Vers le paradis, vers ma muse ", je ne sais pas si c'est voulu, mais il aurait fallu retirer le second 'vers' => "Vers le paradis ma muse..."
Ensuite, deuxieme 'coupure' d'elan musical : "Un candide, un simple novice qui espère", je trouve que le 'que' qui se presente est un peu ... trop langage parle. Personnellement j'utiliserai le 'qui' pour la prose, meme si parfois dans mes poemes en vers j'utilise 'qui'. Le contre-rejet (ou le rejet, je confonds toujours ...) que tu places est bien trouve, mais je ne sais pas si on peut compenser une rupture de musicalite pour un (contre-)rejet. Puis vient le vers suivant : "Retrouvant le néant au lieu du coryphée." Au vers precedent se terminait par un ".", ce vers-ci egalement, et c'est egalement une autre rupture de musicalite. Peut-etre aurait-il fallu remplacer le "." du troisieme vers du quatrain par une virgule. Enfin moi je verrais bien ce "double-sonnet" sans ponctuations, un peu a la Apollinaire dans son poeme "Zone" (recueil Alcools) ! Enfin c'est preference personnelle ^^
Enfin, derniere remarque : "Car ma muse naccepte pas quon lui arrache,
Ses bouts de rêve quelle garde avec panache.
Car en ma pensée, deux puissants esprits sescriment," ; le premier vers commencant par 'car' : est-ce une justification ? ou une "radicalite" ? Je note egalement la repetition de ce terme, est-ce voulu pour doublement se justifier ? Je ne sais pas !
Donc voila, pardon pour le manque de structure dans mes critiques, neanmoins ton poeme est un tres bon poeme, et je m'etonne qu'apres 5 jours de publication, seulement 7 vues ! Je pense qu'il merite un autre public plus attentione !
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"Tu es la ressemblance." Paul Eluard
Pour ta premiere critique, le 2 vers, est la pour deux raisons, premierement por la rythmique, et deuxiemement, car ma muse n'est pas le paradis, mais le paradis est un symbole de l'elevation poetique, spirituellement c'est la que vit ma muse!
Pour ce qui est de l'abscence de ponctuation c'est voulu, il faut en faire une interpretation, car j'ai pose la ponctuation de la maniere qui me convenait, a ce que je voulia sfaire comprendre en plus...
Et c'est exactement ca, ces poemes sont des justifications! De quoi? A toi de volir, de deviner, d'imaginer!
C'est tres derangeant les peu de views, mais si tu veux me faire de la pub vas-y!!!
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La poésie moderne peut être qualifié de poésie "libérée", plus aucune règles de formes, de vers, ou de travail quel qu'il soit. Elle se résume à mettre sur papier des émotion ou des visions d'un moment; d'une manière qui te donne un air cultivé, c'est à dire d'un français abscons. Mais ce n'est pas quelque chose à généraliser trop facilement, Francis Ponge par exemple (poète français du XXe) à écrit des textes très poétique (car un poème ne se limite pas à un alexandrin et des rimes riches, c'est beaucoup plus!!!) en prose et sur des objets, par exemple un plat de poissons frits.
L'impression que j'ai de la poésie moderne est une sorte de texte qui tend à être poétique, plutôt prévu pour être déclamé ou chanté, que lu, pourtant principal caractéristique d'un texte. Les chansons peuvent être extrêmement poétique, prends par exemple Jacques Brel ou George Brassens, qui ont des chansons d'une poésie et d'un lyrisme impressionnant, et le tout en musique.
Au Québec, une amie bibliothécaire qui connais mon attrait envers la poésie, m'a déjà fait remarquer la quantité de poète québécois, et m'a plusieurs fois poussée à en lire certain (comme j'ai jamais eu le temps, je m'étendrai pas trop). Les idées souverainistes me semble associé à la culture québécoise, et donc vouloir la mettre dans des poèmes me semble tout à fait normale et non critiquable, puisque c'est des choix de poète, et Liberté à l'Artiste de faire comme bon lui semble.
Voilà, je sais pas si j'ai ré
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